Aide à l'achat de vélos – Renaud George

Monsieur le Président, chers collègues,

Soutenir le développement des modes doux et la diminution de l’usage de la voiture individuelle est nécessaire et cela doit passer par des mesures incitatives. La reconduction du dispositif d’aide à l’achat de vélos (pliants, électriques,…) pour l’année 2020, s’inscrit dans cette logique.

Encourager le développement des modes doux en travaillant conjointement avec les communes parait logique et pourtant, ce n’est pas le cas comme on peut l’observer ici. Ce dispositif est l’illustration même que la Métropole a tendance à travailler seule, sans toujours associer les communes.

Ainsi, nous aboutissons à l’attribution par la Métropole d’une aide forfaitaire de 100€ pour toute personne désirant acheter tous types de vélos (neufs ou d’occasion), une aide que l’on peut combiner avec celle de l’État au même montant. La condition étant de ne pas dépasser le plafond de 200€.

La mise en place d’une initiative d’incitation financière aurait pu prendre la forme d’un dispositif fluide, où l’usager désirant acquérir un moyen de déplacement alternatif à la voiture individuelle, n’aurait eu à contacter qu’une seule collectivité (en l’occurence sa mairie) pour faire part de sa volonté d’acquérir ce dernier, compte tenu de son coût d’achat.

Il aurait pu n’avoir qu’un dossier à remplir, avec un interlocuteur unique.

Mais cela a plutôt pris la forme d’une usine à gaz, où l’usager doit multiplier les interlocuteurs et les dossiers auprès de différents guichets, condition sine qua non pour que l’aide octroyée par la collectivité locale déclenche l’aide octroyée par l’État.

Il y a 2 ans, en 2018, j’avais alerté sur la nécessité de concevoir un dispositif fluide, illustrant la capacité de la Métropole à travailler avec les communes, dans une logique de partage d’informations et de co-conception. De nombreux maires avaient alors exprimés leur volonté de collaborer dans cette perspective et de permettre à leurs habitants d’obtenir cette aide via un guichet unique dans leur commune. Le projet avait alors effrayé mon collègue Pierre Hémon qui avait prétextait une certaine complexité dans la conception et la mise en oeuvre.

Il semblerait qu’il ait été plus simple de prendre des mesures populaires telles que l’attribution d’une aide à des habitants désirant s’équiper de vélos, plutôt que de se poser les bonnes questions sur :

  • les besoins des habitants
  • le meilleur moyen d’y répondre en collaboration avec les communes, c’est à dire de suivre le principe de subsidiarité

Bien sûr, notre intergroupe encourage l’achat de vélos et ainsi le changement des comportements de mobilité. Cependant, il faut que les collectivités accompagne de manière intelligente ce changement de comportement et la réduction de la place de la voiture individuelle, notamment avec le Plan d’actions pour les mobilités actives – MAPA – et le Plan Oxygène et non des mesures de greenwashing.

Il faut comprendre que les communes sont un niveau pertinent d’action, avec lequel il est nécessaire de composer.

Notre intergroupe est donc favorable à cette délibération, à la nuance près qu’il faudra accentuer les échanges avec l’échelon communal pour rendre le dispositif plus attrayant et efficace.

Je vous remercie.

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