PLAN LOGement d’abord – Roland Crimier

Monsieur le Président, chers collègues,

En 2017, un appel à manifestation d’intérêt est lancé dans l’objectif d’amener plusieurs territoires aux réalités différentes (département du Doubs, ville d’Amiens, Toulouse…), à s’impliquer dans un but commun, porter des politiques de solidarité aux objectifs ambitieux :

  • réduire au moins de moitié le nombre de sans-abri,
  • apporter à chaque jeune sans ressources, une solution logement et du soutien,
  • ne plus avoir de « sorties sèches » d’institutions.

La Métropole de Lyon a été retenue et l’importance des moyens alloués par l’État à ce territoire par rapport aux autres (plus d’un million d’euros en 2018 sur une enveloppe nationale de 8 millions pour 24 territoires) montre à quel point elle est reconnue comme véritablement capable d’impacter et d’améliorer le quotidien des métropolitains les plus vulnérables.

Très concrètement, les plus vulnérables peuvent avoir droit :

  1. aux habitats groupés,
  2. aux pensions de famille,
  3. et aux accueils de jour.

Toutes ces offres partent du principe que reloger des sans-abri ou des publics sans domicile ou sans ressource, dans un logement en diffus, répond certes à leur besoin d’avoir un toit pour dormir. Cependant cela ne répond pas à leur besoin de soutien ou de socialisation.

Aussi, le plan Logement d’abord en accéléré consiste à mettre en place de nouvelles formes d’accompagnement.

  • Les habitats groupés sont ainsi destinés aux ménages privés de logements qui redoutent la solitude du logement en diffus. Logements regroupés, habitat partagé, réseau de logements autonomes… cette offre collective regroupe plusieurs types de logements.
  • Les pensions de famille sont plutôt pensées pour des personnes privées de logement ne souhaitant pas vivre seules. L’idée est donc de partager des espaces et des temps communs. L’objectif est clair là aussi : entretenir les liens, amener les uns et les autres à interagir ensemble.
  • Enfin, les accueils de jour permettent d’accueillir tout individu défavorisé en quête d’un café, d’un déjeuner, d’une douche, d’un appui administratif, d’accompagnement sur la voie de l’insertion professionnelle. Ce sont surtout des hommes seuls avec de longs parcours de rue qui viennent là, ainsi que quelques familles.

Des points d’accueil spécifiques sont créés pour les femmes isolées, et d’autres également pour les mères avec enfants à la rue.

Je tiens à réagir sur une chose pour le compte d’une élue de notre groupe qui a travaillé dans le monde social : le mélange de publics en difficultés se fait souvent à leurs dépens. En effet, leurs vulnérabilités sont toujours spécifiques. Une femme avec enfant ne rencontre pas les mêmes problèmes qu’un jeune mineur à la rue.

Dès lors, les habitats groupés rassemblant des publics faisant face à des fragilités – par exemple, mélanger des sans-abris à des personnes ayant des difficultés psychiatriques – ne doivent pas être pris à la légère.

En bref, nous soutenons les actions permettant de briser la solitude des personnes en difficultés. Cependant nous appelons à la plus grande vigilance en ce qui concerne les risques des mélanges de publics qui peuvent déboucher sur d’autres problèmes comme le fait de perturber l’équilibre mental ou physique de ces derniers.

Au-delà de cette précaution que nous tenions à souligner, que le groupe Avenir Métropole soutient cette délibération.

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