Mobilité inter-entreprises Est lyonnais – Fouziya Bouzerda

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Il y a des sujets stratégiques, la mobilité est l’un d’entre eux. En effet, c’est un vecteur de développement économique et un vecteur de changement de comportement individuel.

Et il y a des territoires stratégiques. L’Est lyonnais est l’un d’entre eux. Encore très voiture, c’est un territoire dynamique, qui accueille des équipements essentiels en termes d’attractivité (tels que l’Aéroport Saint-Exupéry et Eurexpo), des zones d’activités et de nombreuses entreprises. Sur le périmètre sur lequel porte cette délibération (11 communes, 7 zones d’activités), ce sont 2 800 entreprises qui seraient concernées.

L’enjeu aujourd’hui est de faire de la mobilité sur ce territoire, une mobilité plus durable. C’est-à-dire de manière concrète en proposant des solutions alternatives à l’autosolisme. Et le faire en impliquant les entreprises de l’Est lyonnais dans l’éco-mobilité.

Pourquoi impliquer davantage les entreprises ?

  • D’abord, parce que depuis le 1er janvier 2018, les entreprises de plus de 100 salariés sur un même site et situés dans le périmètre d’un PDU (plan de déplacements urbains) ont l’obligation de mettre en place un Plan de mobilité (PDM). L’idée étant d’améliorer les déplacements des personnels.
  • Ensuite, car nous sommes à une époque où il faut mutualiser les solutions apportées à un problème donné. L’enjeu de motiver les salariés d’une entreprise à diminuer l’usage de la voiture individuelle au profit d’un moyen de transport collectif, est global, partagé au niveau de la société. L’une des réponses consiste donc à développer l’inter-entreprises.
  • Enfin car c’est dans la lignée des actions qui ont été engagées depuis 2015, sous l’impulsion de la CCIL, des associations d’entreprises et en partenariat avec l’ADEME, la Région Auvergne Rhône-Alpes. Des clubs d’entreprises éco-mobilité ont été créés. Des dirigeants et des salariés ont été sensibilités aux modes alternatifs.

Bien sûr, tout cela prend du temps car il s’agit de faire changer les mentalités progressivement.
Mais tout cela nécessite également des réponses adaptées. Les voici :

  • La mise en place de hub mobilité où il serait possible de trouver des vélos en libre-service, de l’auto partage, des transports en commun, des solutions de covoiturage, des garages à vélo…
  • Tout un bouquet de solutions permettant de répondre au problème du dernier kilomètre. En clair, permettre au salarié qui a pris le métro ou qui a été déposé par un bus, de rejoindre son lieu de travail facilement.

C’est dans cette logique que s’inscrit le « Transport à la Demande Dynamique », une nouvelle solution adaptée à la desserte des zones d’activité très étendues développée par le SYTRAL.

Le principe est simple : sur un secteur défini, des véhicules circulent en permanence et prennent en charge les clients à des points de rabattement (le plus souvent des pôles d’échanges multimodaux) afin de les conduire au plus près de leur destination finale.

La réservation peut se faire à la dernière minute, l’idée étant de proposer plus de souplesse et d’adaptabilité aux horaires et aux besoins des usagers que ne le ferait un transport collectif « classique ».

C’est ce type de solutions, sur cette échelle inter-entreprises, qu’il faut continuer de développer. Et c’est parce que cette délibération va dans le bon sens que le groupe Avenir Métropole la soutient.


Je vous remercie.

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