Le Plan Métropolitain Santé Environnement – Virginie Poulain

Monsieur le Président, chers collègues,

Aujourd’hui, les grands lyonnais veulent non seulement vivre en bonne santé, mais aussi et surtout « bien vivre ». C’est-à-dire vivre dans un environnement favorisant le bien-être, et permettant à chacun de s’épanouir.

Or, sur tout territoire, ces attentes sociétales de plus en plus fortes se heurtent à des inégalités économiques, des inégalités environnementales se traduisant elles-mêmes par des inégalités en termes de santé.

Aussi la Métropole s’est inscrite sur l’axe fort de la santé et de l’environnement, un enjeu global.

Comment ? En menant une réflexion pour construire un plan d’action, composé d’actions déjà existantes qu’il s’agit de renforcer ou de penser autrement, et de réponses nouvelles.

Des réponses qui, nécessairement, sont à la croisée de différents secteurs : urbanisme, transport, énergie, alimentation, … Illustrant ainsi la manière dont nos politiques sont construites, de manière transversale et non en silo.

Prenons l’exemple de la qualité de l’air.

Afin de l’améliorer sur l’ensemble du territoire métropolitain, les actions proposées ont été pensées à différents niveaux.

Au niveau de la conception des mobilités, avec l’idée de préserver les espaces naturels lorsqu’il s’agit de prolonger un tronçon ou une partie du réseau de transport en commun.

Au niveau de l’aménagement des villes où il faut conjuguer les efforts pour réduire les ilots de chaleur, donc favoriser la perméabilité, notamment en végétalisant davantage.

Ou encore au niveau des logements avec un vrai travail sur la qualité de l’air quand il est question de réhabiliter ou de créer des logements neufs. Par exemple en limitant l’exposition à l’amiante et au plomb, ou en limitant l’exposition aux pesticides à proximité des zones d’habitation.

L’espace public doit lui aussi être adapté aux enjeux de santé et d’environnement aujourd’hui. Dans cette logique, il est proposé de renforcer la présence de la nature en ville en préservant grâce aux plans déjà établis les trames vertes et bleues, de favoriser l’utilisation de procédés constructifs limitant les gaz à effet de serre, de gérer la ressource en eau (très utilisée pour les besoins de froid).
Et sur le champ du confort acoustique, de réserver des zones de calme dans l’espace public, d’utiliser des matériaux insonorisants pour offrir aux individus la possibilité de se déplacer et de vivre dans des zones plus calmes.

On le voit avec ces exemples, les enjeux de santé et d’environnement aujourd’hui sont globaux et vont jusqu’à prendre en compte les différentes dimensions du confort : thermique, acoustique, psychologique, … Bref, un travail qui se fait sur différents fronts.

Et sur tous ces axes de travail, la Métropole a ciblé 2 manières d’agir :

  • Agir d’abord sur les risques, bien identifiables, bien identifiés, dont il faut protéger les métropolitains.

Et

  • Agir ensuite au niveau des comportements individuels et collectifs, qu’il s’agit d’accompagner. Moins tangibles, moins palpables, ce sont eux qui vont permettre aux orientations que la Métropole a prises et souhaite renforcer, de perdurer dans le temps.

Cette double échelle d’action s’illustre bien dans un des axes du PMSE : la lutte contre la sédentarité. L’idée étant d’amener les métropolitains à se déplacer de manière active.

Certes, cela nécessite de mettre en place certains aménagements pour apaiser les conditions de circulation sur la route ou bien développer davantage les stations Vélo’v, délimiter des zones de pédibus.

Mais ce travail aurait été partiel sans ce qui a été proposé en termes d’incitation des administrés à changer de comportement dans le temps.

L’idée est simple : leur simplifier la vie.

Grâce à des aménagements leur permettant de réparer leur vélo plus facilement.

Grâce à de meilleures complémentarités entre modes doux et transports en commun.

Grâce, enfin, à un travail de compréhension des freins à la mobilité active que les différents acteurs peuvent avoir (contraintes horaires, besoin de travailler en apportant son matériel, ses outils, …).

Or, pour que cet accompagnement au changement de comportements soit global, cela présuppose de mettre autour de la table des partenaires et des acteurs variés.

Le Plan Métropolitain intègre bien cette nécessité d’impliquer les acteurs de manière collective et globale.
Publics en défaveur sociale (cumulant des difficultés sociales), directeurs des collèges, personnes âgées, personnes en situation de handicap, professionnels, …

Autant de personnes ou des structures qui ne sont pas toujours associées à ce type de démarches et qui sont pourtant celles qui en seront les bénéficiaires  ou de robustes relais.

En conclusion, c’est bien en développant à la fois des mesures curatives (type prévention des risques) et des mesures incitatives, en mettant les publics concernés autour de la table, que les changements de comportement des différents acteurs seront pérennes.


Et c’est bien là ce que le Plan Métropolitain Santé Environnement a compris et propose de structurer,

C’est la raison pour laquelle le groupe Avenir Métropole soutient cette démarche.

Je vous remercie.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s