Les collèges publics

Intervention de Nathalie Frier pour Avenir Métropole

Monsieur le Président, chers collègues,

Voici un dossier ô combien positif, et ô combien attendu dans nos communes.

En effet, nous savons tous combien la question des conditions de scolarité est sensible pour les parents, et on les comprend.

Dans les communes, nous devons faire face à la demande en scolaire en matière d’écoles maternelles et élémentaires. Ce sont nos compétences, en tout cas bien sûr en ce qui concerne les bâtiments, et le soutien à certains projets également.

Mais nous sommes aussi concernés et interpellés sur d’autres établissements scolaires, qui ne sont pas de compétence communale, en particulier les collèges.

Le collège est un moment déterminant pour l’enfant. En tant que Maire, recevoir des élèves de primaires, leur faire visiter la Mairie, leur distribuer des dictionnaires à l’occasion du passage en 6e, c’est toujours un moment fort, un moment sympathique, un moment de respect aussi, où l’éducation civique passe.

Pourtant, voir les mêmes élèves, quelques années après, en difficulté au collège, c’est très dur. Notre responsabilité à nous, collectivités, dans la lutte contre le décrochage scolaire, c’est d’offrir un cadre le plus adapté, le plus moderne possible.

Et force est de constater de manière très factuelle, qu’il y a un retard accumulé depuis de très longues années sur les collèges de l’agglomération, tant en termes d’entretien, de rénovation, que de programmation.

Depuis sa création, la Métropole a repris les choses en main, et c’est heureux. Evidemment, les problèmes sont tels que l’impatience est grande. Nous devons y répondre.

Et ce soir, nous y répondons. Pour ce qui est du collège Alain, je le dis, le projet avance, contrairement à ce qu’on dit, de manière un peur irresponsable quand on ne connait pas les dossiers, il avance même bien, et en lien avec les parents.

Je souligne à ce sujet la forte mobilisation des services métropolitains et de notre collègue Eric Desbos. Nous nous sommes vus en configuration globale et ouverte avec les parents d’élèves et les enseignants, trois fois depuis décembre, pour faire un état d’avancement des projets et pour débloquer de petits investissements qui améliorent grandement le quotidien des élèves et des équipes. Nous travaillons aussi sur le changement d’image du collège, autre élément d’attractivité.

Sur cette question des collèges, on voit toute l’implication de la Métropole, mais aussi toute la nécessité du lien avec les Maires, premiers à recevoir les inquiétudes et les doléances du terrain. Cette relation étroite ville/métropole a permis de bâtir un projet basé sur l’écoute de tous.

La délibération l’indique, le collège Alain, c’est une rénovation, c’est une extension aussi, que la Métropole construit à l’extérieur de la commune sur un terrain voisin et desservi par le bus pour une raison majeure : la contrainte PPRT qui pèse sur le foncier rendait impossible une extension à Saint-Fons.

Et c’est aussi un nouveau collège, à Venissieux, qui concernera aussi des élèves de Saint-Fons. Je suis d’autant plus heureuse de cette délibération que vous les savez bien les rumeurs courent vite : nous pourrons désormais indiquer clairement sa localisation. Une localisation en proximité qui là aussi est accessible.

L’avenir de nos enfants passe par ces investissements importants. Ce faisant, la Métropole s’affirme comme un acteur clé aux côtés des autres acteurs, qui parfois peut-être oublient un peu vite qu’investir dans le bâtiment, ce n’est pas être un prestataire de service, c’est bien être au coeur de cette machine partenariale que devrait être la réussite éducative de tous.

Je lis et j’entends parler de collège ghetto. Je sais bien combien l’attente a été grande, je sais bien que les solutions provisoires peuvent inquiéter. Mais je pense qu’il faut regarder devant. Cette question sensible des collèges déchaine les passions, parfois les plus tristes, mais l’indécence d’agiter les peurs ne résout rien.

Le sentiment de relégation, de ghettoïsation, se base sur des faits réels. Mais il peut aussi être un frein puissant alors que chacun doit savoir que la mobilisation de tous est réelle, et surtout que chacun a son rôle à jouer dans sa propre vie.

Les collèges correspondent à un bassin de vie, à une carte scolaire, et des temps de trajets. Si nous devions envoyer nos collégiens dans des arrondissements lyonnais, ce serait rallonger leurs trajets et dégrader leurs journées. Ce serait aussi avouer qu’on ne réussira jamais à instaurer une vraie mixité sociale au sein des quartiers populaire, et que la seule solution est la fuite. Je ne l’accepte pas. C’est pour ça que je suis toujours très favorable aux projets qui ouvrent le territoire sur les secteurs voisins, les coopérations avec l’Opéra, les coopérations avec les Nuits de Fourvière comme ça se passe au collège Alain cette année avec la Métropole.

L’égalité entre tous les territoires de notre Métropole est donc un point majeur, comme en attestent aussi les autres projets concernés par cette délibération.

Comptez sur moi pour défendre l’action de la Métropole sur le sujet contre les attaques injustifiées. Comptez sur moi bien sûr pour suivre ces travaux car les habitants les attendent.

Je vous remercie.

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